La rue de Verneuil, me rappelle à ton souvenir,
Pour un ultime graffiti au 5 bis,
2 mars 1991, Serge Gainsbourg est mort,
Dans ma cour d’école, j’apprends la news,
On reprend en chœur, la Javanaise teintée de blues,
On chante l’amour sans le masque du Gainsbarre,
On chante la mort d’un homme beau et pur,
Qui ne savait plus vivre sans son armure,
La rue de Verneuil, me rappelle à ton souvenir,
Pour un ultime graffiti au 5 bis,
Serge, tu nous manques, ton sourire d’enfant, en substance,
Ta pudeur exacerbée, cachée par un voile de fumée,
Caché pour mieux fuir le bonheur de peur d’être aimé,
Je t’en prie, repose ton verre, oublie ta folie destructrice,
Je ne veux pas que mes vers, est la couleur, de tes yeux tristes,
La rue de Verneuil, me rappelle à ton souvenir,
Pour un ultime graffiti au 5 bis,
Serge, tes scandales n’effacent tes vers fragiles,
Qui rebondissent encore sur nos cœurs indélébiles,
Dans les mains, je tiens une fine branche de lilas,
Que je dépose sous le lierre, où tu reposes ici bas,
Ma bouche, à ton oreille, murmure « Mon légionnaire »,
Auquel tu réponds, par un clin d’œil en forme de cœur,
Auquel je réponds, par un "With you Forever".
2/03/2007