La Méditérranée
   
   

A tous ceux qui s’inventent un monde imaginaire,
A ceux qui voit la lumière, sous le réverbère.


Qu’est ce que c’est beau la Méditerranée !
Il n’y a que d’chez moi, qu’on la voit d’si prés !
C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de houle,
A part des fois, quand un gros bateau déboule.
Ma planche à r'passer, c’est sûr, j’la sors jamais,
Sauf pour surfer sur les vagues et frimer !

Qu’est ce que c’est beau la Côte d’Azur !
Une toile de tente : c’est c’qu’il y a d’plus sûr !
S’endormir rêveur, le nez dans les étoiles,
Se sentir, libre comme l’air, dans son duvet à poil,
Mon slip, c’est sûr, je l’mets jamais,
Sauf pour chercher mon RMI chez l’banquier !

Qu’est ce que c’est beau le Cap d’Agde !
C’est vrai, j’adore y observer les tags,
Qu’les jolies filles ont sur leurs fesses,
Et qu’des jeunes cons m’font sur les biceps !
Mon cran d’arrêt, c’est sûr je l’sors jamais,
Sauf pour effrayer les touristes, qui m’font « coucou » toute l’année !

Qu’est ce qu’elle est belle ma plage !
On s’croirait sorti tout droit de Malibu plage !
Le bide à l’air, on y joue au foot et à la boxe,
Comme ça dégénère, on finit tous au poste,
Ma carte d’identité, c’est sûr j’la sors jamais,
Sauf pour n’pas m’faire expulser, je suis français !

Qu’est ce qu’elle est belle ma folie douce !
C’est vrai qu’ici, il n’y a pas de douches,
On boit du whisky de moins de 10 ans d’âge,
Pour s’persuader, que sous c’pont, « Ouais, c’est la plage ! »
Ma crème à bronzer, c’est sûr, j’la sors jamais,
Sauf pour combattre les mycoses, qui n’cessent de s’développer !

Qu’est ce que c’est beau le Canal Saint Martin !
Et ces gens du bateau mouche, qui m’font « Hello » au loin,
Ils m’jettent à bouffer, comme au zoo, c’est le pied,
J’vais mettre ma photo sur Meetic : vont p’t-être m’adopter !
Internet, c’est sûr, sous c’pont, ça capt’ra jamais,
Sauf le grand réseau, celui d’la toile d’araignée !

Qu’est ce que c’est beau d’habiter sous une tente !
« Médecins du monde » merci, grâce à vous je campe,
C’est vrai, j’me suis un peu égaré dans cette lettre,
Mais sur les bords de Méditerranée, j’ai l’impression d’y être,
Enfin, ma carte de France, c’est sûr, j’la sors jamais,
Sauf pour sécher mes larmes, qui ne cessent de couler !

26/10/2006

Chanson précédente
Chanson suivante

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Contacts